La plume

de l'Hirondelle

Vague
Hirondelle

Flâneries dans nos rues parisiennes

« Être Paris, c’est marcher » Victor Hugo

L’été approche avec l’envie de balades dans Paris. Et pourquoi ne pas lever le nez, s’arrêter de manière intempestive et renouer avec le plaisir de la contemplation esthétique ? L’habitude nous rend bien souvent aveugles sur les petits trésors qui habitent nos quartiers : au détour d’une rue, une jolie façade de maison ou d’immeuble, un détail architectural pittoresque. Ces belles bâtisses rassemblent le « tourbillon » des siècles de notre Histoire qu’il faut « respirer » pour regarder autrement les audaces artistiques, les prouesses techniques, humaines… et se laisser pénétrer par l’âme unique de ces lieux.

Les vieilles enseignes imagées, les bestiaires effrayants, les fers forgés ouvragés des balcons, les arcades élégantes, les cariatides souriantes et généreuses, les pastiches néo-gothiques, les représentations inspirées de l’Égyptomania racontent pêle-mêle le fourmillement des quartiers populaires avec ses marchands en tout genre, crieurs, fripiers, layetiers, bouquetières, la grandeur du Paris médiéval déclamée par Victor Hugo, les aspirations culturelles de la bourgeoisie, le goût discret de l’aristocratie oisive ou l’extravagance insouciante de nos artistes enclins à l’exotisme et la vie de bohème. Intervient alors un nouveau charme : celui de construire son propre univers artistique et romanesque avec sa sensibilité et contribuer, au-delà des symboles, à la mythification de ses « coups de cœur » : une émotion personnelle qui se glisse généreusement dans la « légende des siècles » des immeubles parisiens.

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